Écriture, mise en place, actions et voix Erwan Ha Kyoon Larcher
Musique/son Tout Est Beau/ Erwan Ha Kyoon Larcher
Régie générale/son Enzo Bodo
Création lumière Vera Martins
Régie lumière en alternance Vera Martins/ Jérôme Baudouin
Costume pyrotechnie Ann Williams
Artificière Marianne Le Duc
Espace scénographique Ji Min Park et Erwan Ha Kyoon Larcher

Production déléguée Le Centquatre-Paris
Coproduction Le Monfort théâtre
Avec le soutien de La DRAC Île-de-France dans le cadre de l’aide au projet, L’association Beaumarchais-SACD pour l’aide à l’écriture Cirque et l’aide à la production, Nanterre-Amandiers, centre dramatique national, l'Espace Périphérique (Mairie de Paris - Parc de la Villette)

Ruine prend la forme d’un Fort Boyard dadaïste où, stricto sensu, l’homme scie la branche sur laquelle il est juché (au sommet d’une potence) ; va au paroxysme de la résistance physique en enlevant un à un les blocs de ciment où il se maintient en équilibre précaire sur les mains ; ou, muni d’un arc, décoche des flèches dans une cible douée de parole qui, à chaque impact, lui répond (« Démerde-toi », « Change de peau quand ça ne te va plus… »). Complétons le chariot avec des alvéoles garnis d’œufs frais, des amphores, une plante grasse, des sacs de gravier et, en bréviaire, le Yi King, ou Livre des mutations, ancestral manuel divinatoire chinois, et l’on obtient l’agrégat résolument hétéroclite d’éléments à partir desquels l’archer Erwan Ha Kyoon exprime, sous une lumière crue, une sincérité rêche, tour à tour narquoise et tracassée (cf., égrenés en voix off, les clichés plus ou moins racistes liés aux Asiatiques). De telle sorte que l’échafaudage Ruine tient autant de la performance hardie que du spectacle au sens basique du terme – qu’à l’évidence, il n’a de cesse de chahuter et pervertir.
Gilles Renault, Libération

RUINE

mardi 12 mai 20h30
mercredi 13 mai 19h30

1h15 - salle Antoine Vitez

Après une entrée remarquée dans les arts de la piste avec le collectif Ivan Mosjoukine auprès notamment de Vimala Pons et Tsirihaka Harrivel (GRANDE—) et de nombreuses expériences auprès de metteurs en scène, chorégraphes et musiciens, Erwan Ha Kyoon Larcher signe son premier solo. Un autoportrait à la croisée des disciplines. L’artiste se fait équilibriste, danseur païen, batteur, acrobate, tireur à l’arc ou chanteur, et le spectacle prend la forme d’un jeu de piste accidenté.

RENDEZ-VOUS

Mercredi 13 mai à l'issue de la représentation
Rencontre avec l'équipe
Atelier du CDNO

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