Avec huit enfants et un adulte
Conception et réalisation Mohamed El Khatib

Cheffe de projet Marie Desgranges
Image - Montage Emmanuel Manzano

Assistanat de projet Vassia Chavaroche
Dispositif scénique et collaboration artistique Fred Hocké

Environnement sonore Arnaud Léger
Photographie Yohanne Lamoulère

Pratique musicale Mathieu Picard
Direction de production Martine Bellanza

Presse Nathalie Gasser

Une production Zirlib
Coproduction Festival d’Automne à Paris et le Théâtre de la Ville - Paris, le Tandem Douai-Arras Scène nationale, le TNB - Théâtre National de Bretagne, Espace Malraux - Scène nationale Chambéry Savoie, la Scène nationale de Beauvais, le Théâtre Paul Éluard, scène conventionnée de Choisy-le-Roi et La Coursive – Scène nationale de La Rochelle.
Avec le soutien du Théâtre Liberté – Toulon, de la Scène nationale d’Aubusson, du Théâtre Garonne Toulouse - Scène européenne et du Théâtre du Bois de l’Aune-Aix en Provence.

Zirlib est conventionnée par le ministère de la Culture, DRAC Centre-Val de Loire, par la Région Centre-Val de Loire et soutenue par la Ville d’Orléans.
Mohamed El Khatib est artiste associé au Théâtre de la Ville à Paris et au Théâtre National de Bretagne.

Né en 1980, le performeur, auteur-metteur en scène et réalisateur Mohamed El Khatib, cofonde, en 2008, le Collectif Zirlib autour du postulat : l’esthétique n’est pas dépourvue de sens politique. Il développe des projets de fictions documentaires dans le champ du théâtre, de la littérature ou du cinéma. Après Moi, Corinne Dadat qui proposait à une femme de ménage et à une danseuse de faire un point sur leurs compétences, il continue son exploration de la classe ouvrière avec la pièce, Stadium, qui invite sur scène 58 supporters du Racing Club de Lens. Mohamed El Khatib a obtenu le Grand Prix de Littérature dramatique 2016 avec la pièce Finir en beauté où il évoque la fin de vie de sa mère. Son texte C’est la vie, primé par l’Académie française en 2018, clôt ce cycle sur la question du deuil. Il aborde la question de l’héritage dans son film Renault 12, un road movie entre Orléans et Tanger sur les écrans en 2019.

Le résultat est un partage merveilleux, où les enfants eux-mêmes ne se mentent et ne nous mentent jamais ; même venue de la bouche des enfants, la vérité reste joliment maquillée au Théâtre de la Ville et, très soucieux du collage et des petits mensonges qu’il a demandé à ses jeunes acteurs Mohamed El Khatib leur demande de nous le rappeler dans un final mutin et tendre. Une pièce d’une émotion et d’une justesse folles, où beaucoup est dit, à aller voir seul ou en famille.
Toute la culture

Rencontre avec Mohamed El Khatib
Tous en scène, France Culture

Sa pièce, si gentille, si légère soit-elle avec ses répliques drôles comme tout, reflète bien à l’arrivée les problématiques du divorce du point de vue d’enfants plus lucides qu’il n’y paraît : angoisse de choisir un foyer plutôt qu’un autre, inquiétude pour le moral de papa ou maman, nécessité de dédramatiser et de parler, etc.
Le Journal du Dimanche

Sur le plateau, construit en Lego, la petite troupe, au courage fou et à l’incroyable aplomb, se confie, via des discussions en son sein ou des séquences enregistrées face caméra.
Les Échos

La parole est franche, directe, sans filtre. Capable de nous secouer d’émotions contradictoires. Mohamed El Khatib a su créer, avec l’accord voire parfois la complicité des parents, une petite communauté d’enfants joyeuse, qui regarde la vie, le monde des adultes, droit dans les yeux.
L’Humanité

Une délicieuse plongée à partager. On sort de là grandi.
Le Figaroscope

En une heure dense et drôle, la petite bande manie l’humour et l’émotion avec un aplomb confondant.
Télérama

 Accompagnés de témoignages vidéo d’autres enfants de leur âge – tous ont entre 8 et 10 ans -, les six bambins de La Dispute disent la séparation de leurs parents sans la réserve des adultes. Et souvent avec une capacité d’analyse et un humour inattendus. Avec un mélange de maturité et de naïvité qui fait toute la saveur de la proposition.
Politis

LA DISPUTE

jeudi 12 décembre 19h30
vendredi 13 décembre 19h30
samedi 14 décembre 18h00

1h00 - salle Antoine Vitez

Parce qu’ils sont les mieux placés pour en parler – et pourtant souvent les moins entendus –, le metteur en scène Mohamed El Khatib invite les enfants de parents séparés à livrer leur point de vue. Ici, point de marivaudage, mais une parole sans filtre à propos des disputes conjugales, signe avant-coureur de la rupture amoureuse. Au beau milieu de la déchirure, comment vivent-ils la décision de leurs parents ? Quels mots mettent-ils sur cet événement crucial dans leur tout jeune parcours ? Quelles questions rêveraient-ils de poser à leurs parents ?
Cette nouvelle fiction sur le réel évolue sur un fil ténu entre audace et pudeur, émotion et espièglerie. Après Finir en beauté, C’est la vie et Conversation entre Mohamed El Khatib et Alain Cavalier, le public du CDNO retrouve Mohamed El Khatib.
Création au Festival d'Automne à Paris


"Mon papa, il dit qu’un couple c’est une équation à deux inconnues.
Moi je dis que c’est beaucoup d’inconnus."
Solal, 8 ans


Genèse

J’ai été invité par le Théâtre de la Ville à Paris à écrire une pièce pour la jeunesse.
Alors que l’enjeu me paraît central – s’adresser à la jeunesse –, j’ai constaté que je n’avais pas la moindre aptitude à « écrire pour la jeunesse ». Et c’est sans doute mieux ainsi pour la jeunesse en question… Je me suis donc résolu à écrire non pas « pour la jeunesse », mais à partir de la jeunesse ou avec elle.
J’ai dès lors passé des mois dans des écoles primaires auprès d’enfants âgés de 8 ans. Je n’avais pas de « sujet » comme on dit, pas même un « thème », je suis simplement allé librement à la rencontre de ces enfants de différents milieux sociaux pour savoir ce qui les occupe et préoccupe dans leur vie quotidienne.
Le processus d’écriture avec les enfants a façonné notre projet de telle façon qu’il ne s’agit plus d’un projet pour la jeunesse, mais d’une pièce adressée au monde entier. En somme, nous traiterons par le prisme de l’enfance avec un regard inédit un sujet de société, pour une pièce « tout public ».


Une séparation

Suite à une première série d’une trentaine d’entretiens menés avec des enfants choisis au hasard, j’ai incidemment observé que la très grande majorité des enfants avait des parents séparés.
Les rencontres suivantes ont confirmé la tendance : un enfant sur deux vit chez l’un de ses parents, ou en alternance. La séparation et ses conséquences dans la vie quotidienne des enfants occupent une place centrale.
La littérature psychologique, judiciaire, sociologique dresse de manière exhaustive un tableau clinique alarmant de la situation. Mais nous avons voulu aborder la question du point de vue des enfants. Explorer avec eux – les premiers témoins privilégiés de ces ruptures de vie – leur perception de cet événement à la fois intime et universel.
Qu’ont-ils à dire de la séparation ? Comment la leur a-t-on annoncée ? Le savaient-ils ?
Le pressentaient-ils ? Comment ont-ils réagi ? Ont-ils pris parti ? Comment le vivent-ils au quotidien ? Quelle perception ont-ils de cet événement fondateur de leur courte vie ?


Cent questions

Nous avons rencontré une centaine d’enfants en France et à l’étranger, et chaque fois nous concluions notre entretien par l’interrogation suivante : « Aujourd’hui, quelle question aimerais-tu poser à tes parents ? » C’est donc cent questions à l’adresse des adultes que nous avons recueillies et que nous partagerons sur scène. C’est un processus au long cours qui nous a permis de créer les conditions d’une parole authentique dégagée des principes et normes inculqués par les adultes.

La Dispute n’est ni un documentaire, ni une pièce de fiction à proprement parler, mais plutôt une fiction sur le réel. Une façon de reconstruire la séparation telle que les enfants l’ont vécue dans leur propre chair.

Mohamed El Khatib

RENDEZ-VOUS

Jeudi 12 décembre à 18h00
Centres dramatiques nationaux
Rencontre avec Joëlle Gayot, journaliste et autrice, autour de son livre Centres dramatiques nationaux Maisons de l’art du peuple et de la pensée (Éditions Les Solitaires intempestifs).
Atelier du CDNO

Vendredi 13 décembre à l'issue de la représentation
Rencontre avec l’équipe
Atelier du CDNO

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