Écriture, mise en scène Léonard Berthet-Rivière
Avec Muriel Legrand, Léonard Berthet-Rivière
Lumières Christophe Van Hove
Composition musicale Maxence Vandevelde
Scénographie Jérôme Souillot
Costumes Elise Abraham
Chorégraphie de combat Émilie Guillaume
Création Studio Théâtre National Wallonie-Bruxelles

Production Théâtre National Wallonie-Bruxelles
Coproduction Théâtre de Liège
En partenariat avec La Chaufferie-Acte 1
Avec le soutien de Le Corridor, Latitude 50 - Pôle des arts du cirque et de la rue, L’Infini théâtre

Ciel, mon vaudeville ! 
Tout commence par la vendetta de Gérard Berni-Mollin contre son concurrent Raymond Duchaussoy, le jour où ce dernier est venu enlever sa maîtresse, Inès Berni-Mollin, la femme de Gérard, alors que Frédéric, le fils de Raymond, est venu demander la main de Sophie, la fille de Gérard, qui est enceinte jusqu’aux yeux. Vous êtes un peu perdu ? C’est normal. Attendez un peu que surgissent une bonne amnésique, un docteur habillé en oiseau, le commissaire de la Folie Titon et Claude, employé immigré qui va tour à tour se faire tirer dessus, perdre un bras, se refaire tirer dessus et mourir, et vous pédalerez carrément dans la semoule (…) mais sans pour autant perdre une once de plaisir à voir Léonard Berthet-Rivière et Muriel Legrand jouer ce vaudeville déjanté. « C’est un pastiche, mais aussi un hommage au vaudeville, » nous explique Léonard Berthet-Rivière, l’auteur, le vrai, et si la pièce en détourne les codes, elle en célèbre aussi l'écriture et l'ingénieuse mécanique.
- Catherine Makereel, Le Soir

LE MYSTÈRE DU GANT
VAUDEVILLE À TABLE

JEUDI 12 JANVIER 19H
VENDREDI 13 JANVIER 20H30

CRÉATION 1H - HORS LES MURS Salle des fêtes de Saint-Jean de Braye
En partenariat avec la ville de Saint-Jean de Braye

Spectacle pour toute la famille

Quatre actes. Douze personnages. Un acteur et une actrice.
Au milieu de cette histoire de famille : une bonne amnésique, Alexandrine, une armoire à deux pans, Chantal et Bernard Couchard, un docteur habillé en oiseau, le commissaire de la Folie Titon, et Claude, employé immigré qui va tour à tour se faire tirer dessus, perdre un bras, se refaire tirer dessus et mourir. De nombreux spectateurs et spectatrices périront également durant la représentation.
Le Mystère du gant raconte la vendetta de Gérard Berni-Mollin contre son concurrent Raymond Duchaussoy, le jour où ce dernier est venu enlever sa maîtresse, Inès Berni-Mollin, la femme de Gérard, alors que Frédéric, le fils de Raymond, est venu demander la main de Sophie, la fille de Gérard, qui est enceinte jusqu’aux yeux.


Y a t-il un amant dans le placard ?

Vaudeville à table comme son sous-titre l’indique, Le Mystère du gant sait ménager ses effets, rosser avec humour notre confort de spectateur, nous tirer de notre torpeur facile, de notre propension à la somnolence quand le noir se fait et réveiller notre appétence pour les récits forts en sensations, circonvolutions et dérision. Prêts à embarquer dans ce dédale insensé qui enchaîne les coups de théâtre ? A vous laisser prendre et surprendre ? 

Le jeu en vaut la chandelle et sa folle intrigue contamine petit à petit l’espace du théâtre, du plateau à la salle. Scénographie minimaliste de départ, récit abracadabrantesque qui pastiche avec gourmandise les codes du théâtre de boulevard et du polar, ce spectacle vient titiller notre goût pour les histoires à tiroirs. Avec une table, deux chaises et quelques accessoires, les deux interprètes se lancent dans le suspense de cette pièce en quatre actes et douze personnages, le tout en une heure de temps. C’est dire s’ils n’ont pas froid aux yeux et font une confiance sans bornes à l’imagination des spectateurs pour que vive dans leur tête ce psychodrame à rebondissements qui porte haut le comique de situation et l’engrenage comme ressort narratif efficace. 

Car l’auteur de ce joyeux bazar ne s’interdit rien et puise à gogo dans l’héritage d’un genre qui a eu son heure de gloire : le vaudeville. Tous les ingrédients sont convoqués, du mari à l’amant en passant par la maîtresse, la fille enceinte jusqu’aux dents, le commissaire du coin, l’immigré de service, bouc émissaire tout trouvé qui y laissera sa vie (et pas que lui d’ailleurs), et une armoire à double porte, sans quoi la recette ne serait pas complète. En effet, rien de tel qu’un placard plaqué quelque part pour cacher ce qu’il y a à révéler ou le contraire et y entasser comme on lave son linge sale en famille, amours clandestines, rivalités larvées et concurrence assumée. 

Et si tout commence comme une simple lecture à la table, portée en un duo cocasse par Léonard Berthet-Rivière et Muriel Legrand, rien ne se passera comme prévu par la suite…
Mais chut.
- Marie Plantin