Avec Stanislas Nordey
Texte Henri Alleg
Mise en scene Laurent Meininger
Collaboratrice mise en scène Jeanne François
Scénographie Nicolas Milhé / Renaud Lagier
Régie générale Bruno Bumbolo
Lumière Renaud Lagier
Son Mikael Plunian
Constructeur Ronan Ménard – Côté décors


Production Compagnie Forget me not
Diffusion En votre compagnie – Olivier Talpaert
Coproduction Théâtre National de Strasbourg Fonds de Dotation du Quartz, Scène Nationale de Brest ; L’Archipel, scène de territoire pour le théâtre ; Fouesnant-Les-Glenan ; Théâtre du Pays de Morlaix ; Le GRRRANIT Scène nationale de Belfort
Soutien technique Théâtre de la Cité, CDN Toulouse Occitanie ; Théâtre National de Bretagne, Rennes
Soutiens Drac Bretagne ; Région de Bretagne ; Rennes métropole

Metteur en scène de théâtre et d’opéra, acteur et pédagogue, Stanislas Nordey crée, joue, initie de très nombreux spectacles depuis 1991. Il met en scène principalement des textes d’auteurs contemporains tels que Didier-Georges Gabily, Marven Karge, Jean-Luc Lagarce, Wajdi Mouawad, Martin Crimp, Peter Handke, etc. Il revient à plusieurs reprises à Pier Paolo Pasolini et collabore depuis quelques années avec l’auteur allemand Falk Richter.

En tant qu’acteur, il joue sous les directions notamment de Christine Letailleur, Anne Théron, Wajdi Mouawad, Pascal Rambert, Anatoli Vassiliev, Falk Richter, Éric Vigner et parfois dans ses propres spectacles, comme Affabulazione de Pasolini (2015) ou Qui a tué mon père de Édouard Louis (2019). Tout au long de son parcours, il est associé à plusieurs théâtres : au Théâtre Nanterre-Amandiers dirigé alors par Jean-Pierre Vincent, à l’École et au Théâtre National de Bretagne, à La Colline-théâtre national et en 2013 au Festival d’Avignon.
De 1998 à 2001, il codirige avec Valérie Lang le Théâtre Gérard Philipe, CDN de Saint-Denis.

En septembre 2014, il est nommé directeur du Théâtre National de Strasbourg et de son École où il engage un important travail en collaboration avec 23 artistes associé.e.s – auteur.e.s, acteur.ice.s et metteur.e.s en scène – à destination de publics habituellement éloignés du théâtre et dans le respect d’une parité artistique assumée. L’intérêt qu’il a toujours porté pour les écritures contemporaines se retrouve dans le projet qu’il a conçu pour le TNS.

En 2016, il crée Je suis Fassbinder, en duo avec l’auteur et metteur en scène allemand Falk Richter et recrée Incendies de Wajdi Mouawad.
En 2017, outre la création d’Erich von Stroheim, Stanislas Nordey interprète Baal dans la pièce éponyme de Brecht mise en scène par Christine Letailleur et Tarkovski, dans Tarkovski, le corps du poète de Simon Delétang.
En 2018, il joue dans Le Récit d'un homme inconnu d'Anton Tchekhov mis en scène par Anatoli Vassiliev, et créé au TNS. Il est Mesa dans Partage de midi de Paul Claudel mis en scène par Éric Vigner, créé au TNS puis en tournée en France et en Chine.
En 2019, il met en scène John de Wajdi Mouawad et crée Qui a tué mon père de Édouard Louis au Théâtre de La Colline puis présenté à Strasbourg et dans le reste de la France. Une tournée internationale pour ces deux derniers spectacles est prévue.
Il joue dans Architecture, texte et mise en scène de Pascal Rambert, créé au Festival d'Avignon 2019 et en tournée en 2019/2020.

En 2020, il retrouve Éric Vigner dans le rôle de Mithridate dans la pièce éponyme de Racine.

En 2021, il crée des textes de deux autrices associées au TNS : Berlin mon garçon de Marie NDiaye et Au Bord de Claudine Galea. Pascal Rambert écrit Deux amis pour Charles Berling et lui (création à Toulon en juillet 2021). Il met en scène Tabataba de Bernard-Marie Koltès dans le cadre de La traversée de l'été, programme estival itinérant du TNS, avec des acteurs et actrices issu·e·s, notamment, du programme Ier Acte. Il démarre la saison 21-22 sous la direction de Laurent Meininger dans La Question d’Henri Alleg (création au Quai d’Angers). Il crée Ce qu'il faut dire de Léonora Miano en novembre 21.

ENTENDRE ET RÉENTENDRE
Le metteur en scène Laurent Meininger désirait depuis longtemps monter ce texte qu’il avait découvert, adolescent. De son côté, La Question était le livre de chevet de Stanislas Nordey. Pour le metteur en scène, tout part de cette cellule dont on devine les murs souillés de sang. Rien sur le plateau, si ce n’est la silhouette de Nordey, fantomatique, qui avance comme les hommes de Giacometti, pour ne pas tomber, et qui reste debout. Un plateau qu’il va traverser de part en part, se cognant à des parois invisibles, prononçant chaque mot de La Question. Ne pas oublier, transmettre. Pour combler les trous de l’Histoire, de cette histoire maintenue sous silence. La mise en scène de Meininger laisse le récit advenir. Le jeu de Nordey est sobre, sur le fil, guidé par une voix intérieure, un murmure qui déchire le silence et l’oubli. Henri Alleg est mort en 2013. Plus de soixante ans après, La Question ne peut que nous interpeller sur son actualité. Parce qu’aujourd’hui encore, on torture dans des prisons…
- Marie-José Sirach, l'Humanité


LA QUESTION

MERCREDI 18 JANVIER 20H30
JEUDI 19 JANVIER 19H30

1H15 - HORS LES MURS Théâtre de la Tête Noire (Saran)
En partenariat avec le Théâtre de la Tête Noire

Seul en scène, Stanislas Nordey porte au plateau avec une précision implacable le témoignage saisissant d’Henri Alleg, militant communiste, victime de tortures pendant la guerre d’Algérie. Paré d'une langue classique comme un cri maîtrisé, le récit sobre et clinique est d'autant plus glaçant, l'horreur est dite sans détour.
La Question est un fragment du cauchemar du monde, un écrit de combat, un acte militant digne et courageux qui demeure plus que jamais d'une actualité brûlante face à la tentation de l'autoritarisme et la remise en cause de nos valeurs démocratiques.


Alleg nous épargne le désespoir et la honte parce que c'est une victime qui a vaincu la torture. Ce retournement ne va pas sans quelque humour sinistre ; c'est en notre nom qu'on l'a martyrisé et nous, à cause de lui, nous retrouvons enfin un peu de notre fierté : nous sommes fiers qu'il soit français. Les lecteurs s'incarnent en lui passionnément, ils l'accompagnent jusqu'à l'extrême de la souffrance ; avec lui, seuls et nus, ils tiennent le coup. En seraient-ils, en serions-nous capables pour de vrai ? C'est une autre affaire. Ce qui compte, c'est que la victime nous délivre en nous faisant découvrir, comme elle le découvre elle-même, que nous avons le pouvoir et le devoir de tout supporter.
- Jean-Paul Sartre
Une victoire Témoignages et documents sur la guerre en Algérie
Centre d’informations et de coordination pour la défense des libertés et de la paix, 1958.

RENDEZ-VOUS

Jeudi 19 janvier à l'issue de la représentation
Rencontre avec l'équipe
Atelier du CDNO

CINÉMA

Dimanche 22 janvier à 18h
R.A.S (1973) d'Yves Boisset 
- au Cinéma Les Carmes

Suivi d'une débat avec un historien
- en partenariat avec l'A.S.L.A
(Association Solidarité Loiret Algérie) 

Le peuple Algérien a célébré 60 ans d'indépendance le 05/07/2022,
voici un extrait des statuts de l'A.S.L.A :
.. l'association réaffirme que son action est basée sur une relation apaisée de fraternité entre les deux peuples Algérien et Français. Elle entend appréhender avec sérénité l'histoire commune, poursuivre l'action de solidarité engagée depuis sa création en 1997 et ainsi faire reculer l'intolérance, le rejet de l'autre et l'extrémisme...

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