en deux parties alternativement dirigées par chacun.e en collaboration dramaturgique avec l’autre
dans une scénographie d’Emma Depoid
création son et régie vidéo Maël Fusillier
création lumière et régie plateau Léa Dhieux
costumes Emma Depoid
collaborateur photo Patrick Wong
avec les comédien·ne·s de l’ensemble artistique du Théâtre Olympia Alexandra Blajovici, Marie Depoorter, Cécile Feuillet, Romain Gy, Nans Mérieux
et la collaboration de 5 enfants et 5 personnes âgées de la région de Tours Eden Dumesmil, Sacha, Enain, Agathe Lacroix, Balthazar Jarrigeon-Lucet, Zinga Zarra-Essafi, Ludmila Koulinitch, Anne Chaillot, Ibrahim Abdelhak, Andrée Colmant, Jean-Claude Ripault
*Camille Dagen, Emma Depoid et Eddy D’aranjo sont artistes associé.es au CDN de Tours – Théâtre Olympia jusqu’en 2023
Production du Centre dramatique national de Tours – Théâtre Olympia,
avec le soutien du dispositif Jeune Théâtre en région Centre-Val de Loire
Née en 1992 à Paris, elle entre en 2011 à l’École Normale Supérieure de Paris en philosophie et en théâtre, avant d’intégrer en 2014 l’École du Théâtre National de Strasbourg (TNS) en section jeu.
Elle s’y forme comme comédienne auprès de pédagogues comme Alain Françon, Stanislas Nordey, Bruno Meyssat, Blandine Savetier, Lazare… En tant qu’actrice, elle travaille avec des metteurs en scène comme Julien Gosselin (1993), Joris Lacoste (Noyau ni fixe) ou Vanessa Larré (La Passe).
Parallèlement, elle conçoit le spectacle Durée d’exposition au sein de la structure qu’elle fonde avec Emma Depoid : Animal Architecte.
En 2019, elle travaille comme dramaturge et collaboratrice artistique avec Jacques Vincey pour une version « augmentée » de L’Île des esclaves de Marivaux.
En 2020 elle monte Bandes, seconde création d’Animal Architecte.
Née à Paris en 1994, elle étudie à l’école Boulle puis à l’école Duperré avant d’entrer à l’école du TNS en section scénographie costumes.
Elle y travaille comme scénographe pour les créations de Lazare, Aurélie Droesch, Camille Dagen, Kaspar Tainturier-Fink et Julien Gosselin ; participe à plusieurs stages avec Delavallet Biediefono, chorégraphe congolais (Au-delà, festival d’Avignon 2013), Fabrice Murgia, sur ces mise en scène de Notre peur de n’être et Black Clouds (Théâtre National de Bruxelles, 2014 et 2016) ; avec l’éclairagiste Philipe Berthomé à l’Opéra du Rhin en 2016 et avec Guillaume Vincent, metteur en scène de Songes et Métamorphoses au théâtre de l’Odéon.
Elle crée la scénographie de Triumvirus, Morphine et À notre impossible pour Nina Villanova metteure en scène associée au Théâtre Studio d’Alfortville. Elle réalise également la scénographie d’Ivanov de Tchekhov, mis en scène par Christian Benedetti pour le Théâtre de l’Athenée, de Bamako-Paris, une mise en scène de Cécile Cotte, et de Tiens ta garde du collectif Marthe.
Né en 1992 en Picardie, ancien élève de l’ENS Ulm et de l’EHESS, où il étudie la dramaturgie et la philosophie contemporaine, Eddy D’aranjo a mis en scène pendant ses années de formation des textes de Claudel, Brecht, Schwab et Walser. Il a été l’assistant de Marie-José Malis (Hypérion), Pascal Rambert (Mont Vérité) et Julien Gosselin (1993). Il entre à l’École du Théâtre National de Strasbourg en 2016, comme élève metteur en scène.
Il y crée notamment Eddy, performance documentaire et semi autobiographique, d’après En finir avec Eddy Bellegueule et Histoire de la violence d’Edouard Louis, en 2018, puis Les disparitions – Désormais, n’a aucune image d’après Christophe Pellet, en mars 2019.
Sa recherche, qui mêle littérature, documentaire, anthropologie et performance, porte sur les conditions d’apparition des corps, des voix et des récits minoritaires dans l’espace public et culturel.
Sa démarche s’inscrit dans une tentative de repenser les liens entre théâtre d’art et intervention sociale et politique, via l’invention de nouveaux rituels poétiques et démocratiques, pratiqués avec des amateurs comme avec des professionnels.
Il rejoint en 2019 l’équipe de Si vous pouviez lécher mon coeur, et sera l’assistant de Julien Gosselin sur ses prochaines créations.
Il est également metteur en scène associé à La Commune – Centre dramatique national d’Aubervilliers, où il anime depuis 2017 un séminaire de dramaturgie, au Théâtre National de Strasbourg ainsi qu’au CDN de Tours à partir de 2021.
Sa nouvelle création Après Jean-Luc Godard – Je me laisse envahir par le Vietnam a été présentée au Théâtre National de Strasbourg, au Théâtre de la Commune d’Aubervilliers et au Théâtre de la Cité Internationale la saison prochaine, et au Théâtre Olympia cette saison.
Volontairement hors des sentiers battus, cette proposition composite déconcerte à bien des égards, mais parvient à intriguer grâce à son écriture ample, profonde et poétique, à l’étrangeté de son souffle scénographique, à l’audace scénique dont les deux metteurs en scène font preuve et qui, dans le texte comme dans sa dimension formelle, entend dynamiter le théâtre, ou, à tout le moins, le faire turbuler.
- Vincent Bouquet, Sceneweb.fr
Un spectacle à la saveur humaniste qui donne voix, corps et postures aux confidences existentielles sans qu’il n’y paraisse, usant de légèreté et de gaieté au coeur même du spleen – un art de vivre expressif, une attention à l’autre pleine de délicatesse.
- Véronique Hotte, Hottelothéâtre
CRÉATION 1H45 - Atelier du CDNO
Au cœur d'une installation épurée, assemblée intime, à la fois décor et studio de tournage, Camille Dagen, Emma Depoid et Eddy D'aranjo – jeune génération de la scène théâtrale contemporaine et artistes associés.ées au Centre dramatique national de Tours –Théâtre Olympia – interrogent nos mémoires, nos souvenirs intimes.
Imaginant un protocole simple, ils ont filmé à la fois de jeunes enfants et des personnes âgées, leur posant à tous les mêmes questions - De quoi est-ce que tu ne te souviens presque plus ? - Quel est ton plus ancien souvenir ? - De quoi te souviendras-tu toute ta vie ?... et imaginé à partir de ce matériel, une forme au plateau combinant présence réelle des jeunes comédiens de l'ensemble artistique du CDN de Tours et projection de ces entretiens déjà passés, entre incarnation et absence.
C'est un portrait collectif, émouvant et mélancolique, à la recherche d'une mémoire au travers des différents âges de la vie qu'ils dessinent, hanté par la disparition mais aussi plein de vitalité, habité par l'innocence et la beauté fragile de souvenirs indestructibles.