Mise en scène Séverine Chavrier
Interprètes Guilain Desenclos, Victor Gadin, Adèle Joulin et Areski Moreira
Texte Guilain Desenclos, Adèle Joulin et Areski Moreira
Création vidéo Martin Mallon et Quentin Vigier
Création son Olivier Thillou et Séverine Chavrier
Création lumières et régie générale Jean Huleu
Scénographie Louise Sari
Costumes Laure Mahéo
Arrangements Roman Lemberg
Construction du décor Julien Fleureau 
Régie vidéo Frédéric Guillaume
Régie son Naïma Delmond
Régie plateau Armelle Lopez

Production CDNO
Coproduction Théâtre de la Ville-Paris, Théâtre National de Strasbourg
Avec la participation du DICRéAM

De sa formation en philosophie à ses études de piano au Conservatoire de Genève en passant par de nombreux stages sur le jeu de l’acteur, Séverine Chavrier a gardé un goût prononcé pour le mélange des arts et des genres.

Comédienne et musicienne, elle multiplie les compagnonnages et les créations avec Rodolphe Burger, Jean-Louis Martinelli et François Verret tout en dirigeant sa propre compagnie, La Sérénade interrompue. En tant que metteuse en scène, elle crée en 2009 Épousailles et représailles, d’après Hanokh Levin, présenté au Théâtre Nanterre-Amandiers, puis au Festival Impatience. Elle devient ensuite artiste associée au Centquatre- Paris en 2011 où elle imagine Série B – Ballard J. G et Plage ultime, inspirés de l’œuvre de James Graham Ballard et créé au Festival d’Avignon en 2012.
Elle construit ses spectacles en plongeant dans l’univers d’auteurs qu’elle affectionne et invente des formes singulières à partir de toutes sortes de matières : le corps, la parole, la vidéo, les sons du piano, des objets... C’est le cas avec Les Palmiers sauvages, d’après le roman de William Faulkner et Nous sommes repus mais pas repentis (inspiré de Déjeuner chez Wittgenstein de Thomas Bernhard), initiés, produits et créés entre 2014 et 2016 au Théâtre Vidy-Lausanne puis repris aux Ateliers Berthier au printemps 2016.

Depuis 2017, elle dirige le Centre Dramatique National Orléans / Centre-Val de Loire.
Parallèlement, elle poursuit son travail de mise en scène : dans Après coups, Projet Un-Femme, créé à Orléans et présenté au Festival TNB de Rennes et à la MC93, elle réunit des artistes féminines venues du cirque et de la danse ; en 2020, elle crée au Théâtre national de Strasbourg avec le Festival Musica Aria da Capo autour de l’adolescence et de la musique  (en tournée saison 2022/2023) ainsi que Las Palmeras Salvajes, version en espagnol des Palmiers sauvages à l’invitation du Festival Santiago a Mil. 

Avec After all, en 2021, elle développe aussi une activité de pédagogue et assure la direction artistique de la 33e promotion des élèves du Centre national des arts du cirque.
En 2022, elle créé au Teatre Nacional de Catalunya de Barcelone, Ils nous ont oubliés d'après Thomas Bernhard - avant son exploitation parisienne à l’Odéon-Théâtre de l’Europe - en continuant d’explorer les relations entre le théâtre, la musique, l’image et la littérature.

Avec Aria da capo, Séverine Chavrier signe une ode musicale à la jeunesse. Conçu par la metteuse en scène et dramaturge, ce beau spectacle, porté par quatre musiciens adolescents pleins de fougue et de grâce, interroge la vocation dans un monde contemporain connecté à l'égotisme.
- Marie-Aude Roux, Le Monde

Attirer le public jeune avec un spectacle sur la musique classique, il fallait oser. C’est pourtant le pari relevé par Séverine Chavrier avec Aria da capo, une création faussement snob sur fond de mélancolie adolescente.
- Agnès Dopff, Mouvement

Adèle, Areski, Guilain, Victor tiennent la scène sans s’essouffler pendant deux heures de spectacle avec une totale assurance et même une certaine incandescence.Séverine Chavrier réussit à orchestrer le récit passionnant de la connaissance et de la construction de soi à travers un motif qui occupe une large place dans ses créations : la musique.
Christophe Candoni, Sceneweb

Découvrez des interviews de la metteuse en scène
- pour toutelaculture.com
-
 pour La Terrasse

Un reportage sur les répétitions dans Transfuge


ARIA DA CAPO

JEUDI 1ER DÉCEMBRE 20H30
VENDREDI 2 DÉCEMBRE 20H30
SAMEDI 3 DÉCEMBRE 18H

1H45 - Salle Jean-Louis Barrault
Production CDNO

Une fille et trois garçons. Ils ont entre 15 et 18 ans. L’un joue du violon, l’autre du trombone, un troisième du basson, elle, chante et joue du piano.
Séverine Chavrier, directrice du CDNO, s’est mise à leur écoute, explorant leur âge, ses soubresauts, interrogeant leur vocation ; leurs paroles tranchant avec les idées reçues sur l'adolescence. Dans des jeux de masques, ils ironisent sur le regard que portent sur eux leurs aînés. Ou alors c’est avec des mots empruntés à Thomas Bernhard qu’ils éreintent leurs idoles. Fruit d’une recherche en commun autour de la musique et de l’improvisation, cette création restitue au plus près l’intensité du désir, entre tendresse et énergie sauvage, face à un monde ouvert à tous les possibles.

L’ADOLESCENCE EST UN MONDE MYSTÉRIEUX

Cette pièce est-elle née du désir de traiter de l’adolescence, ou autrement ?
Séverine Chavrier : Comme toutes mes créations, Aria da capo est née d’une rencontre. Pendant mon travail sur Nous sommes repus mais pas repentis d'après Thomas Bernhard, nous invitions dans chaque ville trois musiciens à nous rejoindre à la fin de la représentation. À Orléans, j’ai fait la connaissance du jeune violoniste Areski Moreira, dont l’imaginaire et la maturité m’ont tout de suite plue, qui m'a présenté son ami Guilain, bassoniste. Puis une amie commune, Adèle, pianiste. Le trio central était né. Suite à une audition, je lui ai adjoint Victor, jeune tromboniste. Le traitement de l’adolescence dans Aria da capo part vraiment de ces rencontres.

En quoi leur rapport à l’art est-il particulier, comparé à celui d’un adulte ?
S.C. : Se consacrer plusieurs heures par jour à la musique, avec l’idée d’en faire un métier, c’est pour un jeune une chose d’autant plus exigeante qu’elle cohabite avec la naissance du désir, avec les premiers émois et des doutes immenses. En travaillant avec eux, j’ai pu mesurer à quel point l’adolescence est un monde mystérieux, complètement à part. Areski, Guilain, Adèle et Victor nous livrent des témoignages précieux sur ce moment de la vie que l’on aborde souvent avec force clichés, mais dont on sait finalement assez peu de choses.

Qualifieriez-vous Aria da capo de « documentaire » ?
S.C. : La pièce est certes très proche de leurs quotidiens et pensées mais il y a aussi une part de fiction, qu’ils ont développée eux-mêmes dans un jeu avec moi. Le trio que forment Areski, Guilain et Adèle, observé par Victor qui est plus silencieux, est traversé dans le spectacle par un mélange d’amitié et de rivalité, et par des rapports complexes à leurs pères qui évoquent à la fois Marivaux et Thomas Bernhard d’ailleurs présent à quelques reprises avec certains passages de ses textes. Toute la dramaturgie du spectacle repose ainsi sur un jeu subtil entre le vrai et le faux.
- Propos recueillis par Anaïs Heluin pour la Terrasse

RENDEZ-VOUS

Vendredi 2 décembre à l'issue de la représentation
Rencontre avec l'équipe
Atelier du CDNO

TOURNÉE

Théâtre des 13 vents - CDN Montpellier
5 et 6 janvier 2023

Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine - TnBA
Du 2 au 4 mars 2023

ThéâtredelaCité – CDNToulouse Occitanie
21 et 22 mars 2023

Les Halles de Schaerbeek, Bruxelles
30 et 31 mars 2023

Théâtre Nanterre Amandiers
Du 12 au 22 avril 2023