ÉPISODE I
Conception et mise en scène Jonathan Capdevielle
Adaptation Jonathan Capdevielle, en collaboration avec Jonathan Drillet
Interprétation Dimitri Doré, Jonathan Drillet, Michèle Gurtner, Babacar M’Baye Fall
Assistante à la mise en scène (création) Colyne Morange
Assistant à la mise en scène (tournée) Guillaume Marie
Conception et réalisation des masques Etienne Bideau Rey
Costumes Colombe Lauriot Prévost
Assistante costumes Lucie Charrier
Coiffe Vitalis Mélanie Gerbeaux

Lumières Yves Godin
Musique originale Arthur B. Gillette
Création son Vanessa Court
Régie générale Jérôme Masson
Production, diffusion, administration Fabrik Cassiopée – Manon Crochemore, Manon Joly et Isabelle Morel

Production déléguée Association Poppydog
Coproduction Le Quai, Centre Dramatique National – Angers Pays de la Loire / Nanterre-Amandiers, centre dramatique national (FR) / Festival d’Automne à Paris (FR) / La Ménagerie de Verre – Paris (FR) /Théâtre Garonne, scène européenne Toulouse (FR) / Théâtre Saint Gervais – Genève (CH) / CDN Orléans / Centre-Val de Loire (FR) / L’Arsenic – Centre d'art contemporain, Lausanne (CH) / Tandem – Scène nationale (FR) / TNG – Centre dramatique national de Lyon (FR) / Le Parvis, scène nationale de Tarbes (FR) / La Rose des vents, scène nationale Lille Métropole Villeneuve d’Ascq (FR) / Le Maillon – Théâtre de Strasbourg – Scène européenne (FR)
Avec l’aide de la Région Île-de-France, au titre de l’aide à la création
Avec le soutien du CN D, centre national de la Danse – Pantin (FR)

ÉPISODE II
Direction artistique Jonathan Capdevielle
Adaptation Alexandre Lenot
En collaboration avec Laure Egoroff et Jonathan Capdevielle
Musique originale Arthur B. Gillette
Réalisation sonore Laure Egoroff
Chef opérateur du son & montage son Mathieu Farnarier
Mixage Djai
Bruitage Elodie Fiat
Interprétation Jonathan Capdevielle, Dimitri Doré, Jonathan Drillet, Arthur B. Gillette, Michèle Gurtner, Anne Steffens
Illustrateur du poster Etienne Bideau Rey
Direction de production Fabrik Cassiopée – Manon Crochemore, Manon Joly et Isabelle Morel

En collaboration avec Air Rytmo – Maé Zamora

Studios d’enregistrement Music Unit (Montreuil), Creative Sound (Paris) et La Puc à l’oreille (Montreuil)

Coproduction AirRytmo & Association Poppydog

Avec le soutien de la SPPF, du FCM et de la SACEM


Formé à l’École Supérieure Nationale des Arts de la Marionnette, Jonathan Capdevielle est un artiste hors-norme, metteur en scène, acteur, marionnettiste, ventriloque, chanteur, danseur. Collaborateur de Gisèle Vienne depuis ses premières mises en scène, il est interprète dans Jerk, Kindertotenlieder, This is how you will disappear et The Ventriloquists Convention. Il crée en 2009 Adishatz/Adieu et Saga en février 2015, nouveau chapitre de son roman familial. Jonathan présente en 17/18 À nous deux maintenant également programmé au Festival d’Automne 2017. Son Cabaret Apocalypse interprété avec des amateurs a été créé au Quai/Centre Dramatique National d’Angers – Pays de la Loire au printemps 2017.
En 18/19 le CDNO l’aide pour la reprise de Saga, présenté à Orléans en avril 2015.

Il a été accueilli en résidence au CDN Orléans/Centre-Val de Loire en septembre 2015 pour les répétitions de Rémi, créée en novembre 2019 au Quai -CDN Angers Pays de la Loire.  Pendant la saison 20/21, il animera également un stage professionnel avec Jérôme Marin (organisé en partenariat avec Les Chantiers Nomades).


Jouant ainsi de réalités déformées, flirtant avec le fantastique, avec une attention toute particulière pour l’environnement sonore, Jonathan Capdevielle compose une magistrale immersion au cœur de l’œuvre de Malot. Dimitri Doré, que l’on avait découvert exceptionnel dans le précédent spectacle de Jonathan Capdevielle, confirme l’essai dans le rôle de Rémi et bouleverse par sa justesse.
Hervé Pons, Les Inrockuptibles

L’errance de Rémi, enfant placé auprès d’une paysanne aimante puis vendu au saltimbanque Vitalis (qui saura lui apprendre la liberté), s’incarne grâce à des comédiens habiles aux métamorphoses. Michèle Gurtner passe de la mère Barbarin adepte des cours d’aérobic à la dame anglaise un peu zinzin avec un talent fou. Dimitri Doré, lui, visage pâli et bout du nez rougi assorti à ses baskets, dégage une candeur étrange, touchante. Il est d’emblée le Rémi de Malot, tel un gamin résilient d’aujourd’hui traversant la misère. Et l’humour de personnages fantasques (singe et chien irrésistibles) comme l’envie de chanter et de danser transcendent la tristesse de cette histoire initiatique.
Emmanuelle Bouchez, Télérama

Le plateau est nu, auréolé d’un gribouillis de néons, et les déplacements y sont millimétrés, quand les corps ne sont pas statiques - l’héritage de son expérience chez la chorégraphe Gisèle Vienne, ou comme homme statue pour l’artiste Pierre Joseph. Les comédiens jonglent entre des personnages signalés par des masques façon art brut et des costumes limite fétichistes, qui plongent ce bon vieux classique de bibliothèque rose dans un univers de freaks gentiment déviants. Un haut-parleur dans un sac à dos, comme les jeunes en trimballent partout aujourd’hui, permet des sauts dans la narration, tout en figurant un cœur battant contre lequel se blottir dans les moments durs.
Thomas Corlin, Libération

RÉMI

Mercredi 16 juin 20h30
Jeudi 17 juin 14h et 19h30
Vendredi 18 juin 14h et 20h30 
Samedi 19 juin 18h

1h35 - salle Antoine Vitez - spectacle en audiodescription (jeudi 17 juin à 19h30)
À partir de 9 ans

C’est après avoir découvert une adaptation animée à la télévision que Jonathan Capdevielle s’est passionné pour le célèbre roman d’Hector Malot, Sans famille. Il l’adapte ici en deux épisodes : un spectacle et une fiction audio, à écouter de retour chez soi. Jonathan Capdevielle creuse ici le sillon de la famille, inspiration de ses premiers spectacles. Avec cette première création jeune public, ce touche-à-tout, artiste associé au CDNO, déploie toute sa fantaisie pour aborder la question de l’apprentissage et de la construction de soi. Les comédiens, arborant des masques et des costumes inspirés de fêtes traditionnelles du monde entier, composent une multitude de personnages, reflets de la complexité du monde des adultes. Les aventures de Rémi, de Vitalis et ses compères Joli-cœur et Capi, deviennent ici un voyage initiatique sensoriel et immersif.
Rémi
est la deuxième création de Jonathan Capdevielle présentée au CDNO après À nous deux maintenant d’après Georges Bernanos en 2017.

Un projet en 2 épisodes : épisode I > Spectacle (environ 1h30) et épisode II > Fiction audio (environ 55 minutes)
La fiction audio, accompagnée d’un poster illustré, sera distribuée à chaque spectateur à l’issue de la représentation. Le deuxième épisode pourra donc s’écouter de différentes manières : à la maison, à l’école, ou dans des salles d’écoutes mises en place par les théâtres.


" En 1990, j’ai découvert à la télévision l’adaptation manga Rémi sans famille dont j’ignorais l’auteur et qui me fascinait. Suivre chaque soir de la semaine les aventures de ce jeune garçon m’excitait au plus haut point. J’ai donc acheté le roman d’Hector Malot. L’œuvre aborde le thème de l’enfance et de la quête d’identité à travers une initiation qui se traduit par un voyage aux multiples rencontres. Un voyage qui révèle l’attachement à l’acte artistique, présenté comme un gagne-pain, un moyen de survie à la fatalité qui pèse sur le personnage de Rémi. Au début du roman, cet enfant héros repoussé par son père adoptif est confié, moyennant de l’argent, à un bonimenteur et sa troupe (des chiens et un singe), qui vont l’éduquer et l’initier à l’art du spectacle. Il parcourt ainsi la France de ville en ville avec cette singulière deuxième famille, dans l’espoir de se construire un autre avenir. L’enfant est ici, à l’inverse de Pinocchio, dans un rapport presque direct, réel, et authentique au monde, aux épreuves que lui inflige cette nouvelle vie de saltimbanque. La vie qui est ici clairement un terrain d’apprentissage et de réflexion pour le jeune enfant et dont l’objectif, est de continuer d’avancer bon gré mal gré en travaillant à devenir, non sans difficulté, indépendant.

Le roman, écrit à la première personne, endosse le statut d’un récit en apparence autobiographique, puisqu’on découvre que son auteur n’est nul autre que Rémi. Un Rémi devenu adulte qui nous fait part de cette histoire de vie singulière, celle d’un enfant adopté, vagabond, en quête de vérités.

J'ai souhaité créer deux épisodes, adaptés du roman, qui mettent en scène les différentes étapes de ce voyage initiatique. La matière du roman est conséquente, et j'ai voulu garder une certaine cohérence quant à l’histoire du personnage de Rémi et à sa manière d’évoluer, de se transformer. Cela nécessite de l’adapter en privilégiant les parties de dialogues mais aussi la narration, qui aide à développer dans le détail les descriptions ou les états d’âme des personnages du récit.
J'ai fait le choix de travailler l’espace théâtral dans son état brut. En l’absence de scénographie, ce sont les interprètes qui fabriqueront l’espace de la fiction, tandis qu’un système son immersif permettra de travailler des scènes hors-champ.
À la manière de mes précédentes pièces, les interprètes sont en capacité d’endosser plusieurs rôles et identités. Pour créer une multitude de personnages avec un petit nombre d’acteurs, j'ai souhaité travailler sur les techniques du masque et ainsi m’appuyer sur leur force esthétique.
Le masque nécessite en effet un jeu précis. Il permet à l’interprète de travailler dans le détail, et de donner corps et voix à des personnages fantastiques. C’est cette métamorphose, cette incarnation totale, presque issue du rite et de la possession qui m’intéresse ici. Le personnage masqué peut évoquer le divin, comme le sacrifice, il impressionne, amuse, inquiète et amène de l’étrange, de l’irréel dans la représentation.
Cette idée du rituel est également incarnée par le personnage de Vitalis, le bonimenteur chef de troupe. Dans le roman, cet homme au passé énigmatique est un nomade qui a une connaissance précise du voyage et des territoires. Lorsqu’il est en représentation, il maîtrise l’art de la parole et de la musique comme personne, il en impose lorsqu’il harangue la foule. Il est aussi une sorte de père, de guide spirituel pour Rémi. Il lui enseigne les bases élémentaires de l’éducation, il est une des réponses aux questionnements de l’enfant sur son rapport au monde et sur son fonctionnement."

Jonathan Capdevielle

Séance annulée
Dark Crystal de Jim Henson
Cinéma Les Carmes


Ce spectacle fait partie de la programmation GRAND!E - une saison jeune public à Orléans.

À l'initiative de la Ville d'Orléans, avec l’Astrolabe, le CCNO, le CDNO et la Scène nationale, GRAND!E - une saison jeune public à Orléans, a pour vocation de rendre visible l’ensemble des propositions artistiques de ces différentes structures à l’adresse des enfants de 2 à 12 ans et de leurs parents.


Saison 20/21

CDN Orléans/Centre-Val de Loire
Report en juin 2021

Saison 19/20
Création

Quai – CDN Angers Pays de la Loire
Du 5 au 9 novembre 2019

Nanterre – Amandiers, centre dramatique national, Festival d’Automne à Paris,
Du 21 au 30 novembre

Théâtre Garonne – scène européenne, Toulouse
du 4 au 12 décembre

Théâtre Cinéma Paul Eluard, Choisy-le-Roi
15 décembre

La Ferme du buisson – scène nationale de Marne-la-Vallée
10 et 11 janvier 2020

Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, scène nationale
Du 15 au 18 janvier

Théâtre Saint-Gervais, Genève
Du 24 au 28 janvier

TLH, Sierre
31 janvier et 1er février

Arsenic – Centre d’arts scénique contemporain, Lausanne
Du 5 au 9 février

Théâtre des 13 vents, CDN Montpellier
Du 3 au 5 mars

La Rose des Vents, scène nationale Lille métropole Villeneuve d’Ascq
Du 10 au 13 mars

Le Parvis, scène nationale Tarbes-Pyrénées
17 mars

Tandem, scène nationale Arras-Douai
Du 30 mars au 3 avril

Théâtre Nouvelle Génération Centre Dramatique national – Lyon
Du 14 au 18 avril

Centre Dramatique National Besançon Franche-Comté
28, 29 avril et du 4 au 7 mai

Le grand Bleu – Scène conventionnée d’Intérêt National Art, Enfance et Jeunesse, Lille,
11 et 12 mai

Le Quartz – Scène nationale de Brest
26 et 27 mai

T2G – Théâtre de Gennevilliers – Centre dramatique national
Du 2 au 5 juin

Le Maillon, Théâtre de Strasbourg – Scène européenne
Du 16 au 19 juin

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