Texte et interprétation Céline Milliat Baumgartner
Mise en scène Pauline Bureau
Scénographie Emmanuelle Roy
Costumes et accessoires Alice Touvet
Composition musicale et sonore Vincent Hulot
Lumière Bruno Brinas
Dramaturgie Benoîte Bureau
Vidéo Christophe Touche
Magie Benoît Dattez
Travail chorégraphique Cécile Zanibelli
Direction technique Marc Labourguigne
Régie Son Sébastien Villeroy
Régie Lumière Pauline Falourd
Développement et diffusion Olivia Peressetchensky
Administration Claire Dugot
Chargé de production et logistique Paul Lacour Lebouvier
Presse ZEF, Isabelle Muraour

Le texte est publié aux éditions Arléa

Production La Part des Anges

Coproduction Théâtre Paris Villette, Le Merlan – Scène nationale de Marseille, Théâtre Romain Rolland - scène conventionnée de Villejuif
Avec le soutien du Conseil Départemental du Val-de-Marne dans le cadre de l’aide à la création et de la Ville de Paris pour l’aide à la diffusion
Résidences de création au Théâtre Paris Villette, au Théâtre Romain Rolland, scène conventionnée de Villejuif et au Théâtre de la Bastille
Remerciements à Julien Ambard et Carole Mettavant.
Merci à Adrien De Van pour son regard amical.
La Part des Anges est conventionnée par le ministère de la Culture / Drac Normandie au titre du dispositif compagnies à rayonnement national et international. Elle est également conventionnée par la Région Normandie. Pauline Bureau est artiste associée à la Comédie de Caen – CDN de Normandie.

Rentrer l’âme légère au théâtre et en sortir le cœur serré, c’est rare. Si la résilience porte un nom, c’est celui de cette comédienne, qui n’oublie jamais qu’elle est une actrice de théâtre. Chapeau bas.
Télérama, Joëlle Gayot

Céline Milliat-Baumgartner a écrit une pièce lumineuse, sensible, vibrante, et d’une extraordinaire beauté. Un moment de tendresse éblouissante.
L’Humanité, Gérald Rossi

Tout dans ce spectacle est délicat, dans la retenue. C’est une rêverie fragile comme un souvenir, une façon bouleversante de dire au revoir à ses parents.
Le Canard enchaîné, M.P.

LES BIJOUX DE PACOTILLE

vendredi 24 janvier 20h30
samedi 25 janvier 18h00

1h05 - salle Antoine Vitez

Seule en scène, Céline Milliat-Baumgartner livre, trente ans après l’accident de ses parents, le récit de cette absence. Cela a eu lieu en pleine nuit, le 19 juin 1985. On ne leur a rien dit tout de suite, à eux, les enfants. Mais comment on fait sans parents ? Se dresse alors l’inventaire des souvenirs vrais et de ceux qu’elle s’est inventés, pour survivre à l’absence. D’une mère dont il ne subsiste qu’une boucle et un bracelet, des bijoux de pacotille, elle raconte le métier d’actrice, la beauté, le fameux baiser avec Depardieu dans La Femme d’à côté de Truffaut. Délicatement, le temps s’entrelace, la femme côtoie la petite fille qu’elle fût et la mère en devenir. Quelles mémoires de notre enfance nous façonnent et nous construisent ?


Le livre est publié en février 2015 aux éditions Arléa. Mes mots et mes morts, mes fantômes, sont ainsi rangés dans cet objet, ils ont trouvé une place et n’envahissent plus ma vie n’importe quand, n’importe comment. C’est bien. C’est plus confortable. Après la parution, je suis invitée à lire des extraits du livre, de façon informelle, dans une librairie, dans un café, même dans un appartement, et aussi de façon plus traditionnelle et qui m’est plus familière, sur une scène de théâtre, à la Maison de la Poésie. Je lis à voix haute ce concentré d’intimité, tout en craignant l’impudeur et l’indécence du dévoilement. Mais je réalise alors que l’écriture impose une distance dans ma voix, une distance joyeuse et évidente, que le corps se souvient de la traversée de ces mots : comme l’avait été l’écriture du livre, la lecture devient physique. C’est alors le théâtre qui s’invite et c’est presque une délivrance. Ce n’est plus seulement ma petite histoire que je livre, je comprends qu’en faisant de mes morts des personnages, qu’en leur donnant voix, j’ouvre la porte de l’enfance, de toutes les enfances. À voix haute, je m’interroge sur le chemin qui y mène. Je m’interroge sur ce mécanisme essentiel : comment chacun s’arrange avec ses souvenirs, comment chacun modèle sa mémoire, et fait de ses fantômes le terreau rêvé de sa vie d’adulte.

Céline Milliat-Baumgartner

ACCESSIBILITÉ

Samedi 25 janvier à 18h00
Représentation adaptée avec programme détaillé
Réalisation Accès Culture
Réservations auprès de Camille Philardeau au 02 38 81 01 00

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